Berlin à la veille de la folie

Berlin à la veille de la folie

Berlin, février 1927. En cet hiver glacial, Le Loup des steppes de Hermann Hesse est en vitrine de toutes les librairies, Goebbels éructe les premiers slogans du parti nazi, Fritz Lang remonte son chef-d'oeuvre Metropolis , tandis que le cinéma parlant, du côté de Hollywood, est sur le point de sonner le glas du plus puissant studio européen, l'UFA. La mort suspecte d'un des cadres de cette grande firme cinématographique jette alors un ténébreux inspecteur de la Kripo la police criminelle dans une vertigineuse enquête au coeur d'une cité en pleine effervescence, pour ne pas dire en plein chaos. Des milieux artistiques aux bas-fonds des faubourgs où règne un inquiétant caïd aux faux airs de Peter Lorre, des clubs les plus sélects aux pires bouges, une atmosphère étouffante et remarquablement restituée par un auteur dont l'érudition ne nuit jamais au souffle romanesque. Le premier épisode d'une série qui s'annonce d'emblée plus que prometteuse.

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard