Bergé, d'autorité

Bergé, d'autorité

Quand on s'appelle Pierre Bergé et que l'on publie des Lettres à Yves , il est sans doute superflu d'en dire plus, d'ajouter à ce prénom le patronyme qui a régné sur la mode pendant plus de quarante ans. Ce serait presque commettre un pléonasme, ajouter Chanel à Coco. Pourtant, les éditions Gallimard ont choisi d'habiller l'ouvrage d'un bandeau. Rien à voir, certes, avec la bande rouge des Goncourt ou les grandes lettres tapageuses qui répètent plus fort le nom d'un auteur à succès. Contredisant la neutralité de la couverture ivoire, l'éditeur lui a ajouté une photographie, ce qui en soi n'aurait rien de révolutionnaire. Mais, parmi les nombreux clichés du plus célèbre couple d'hommes en France, cette image surprend, intrigue, choque, peut-être. Pourquoi ? Parce que, loin des portraits officiels en studio, c'est une image prise sur le vif, presque clandestinement, à la fin du défilé de la dernière collection dessinée par Saint Laurent, en 2001, quelques mois avant ses adieux à la m ...

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« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

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