Battements de coeur

Battements de coeur

La bienveillance », c'était lui. Emmanuel Macron, candidat de « la proximité », de « l'écoute », de « la générosité ». Toutes ces qualités, indéniables, montrées en campagne lui ont permis de l'emporter à la surprise générale. Une fois élu, ce souverain parut de mépris et a passé pour incarner « l'éloignement », « l'égoïsme de classe », « la surdité », l'absence d'empathie pour cette France des oubliés qui le rejetaient d'autant plus violemment qu'ils avaient rêvé à travers lui d'un changement de destinée. « Président des riches », l'étiquette de l'infamie.

Quand et comment le chef de l'État a-t-il perdu le lien charnel, et spirituel, avec ce pays dont il avait perçu la profondeur des fractures, ainsi que la douleur de ceux qui y sombrent ? Cette question trouve sans doute sa réponse dans l'oubli justement de la promesse initiale d'attention, d'altruisme, de solidarité. Jupiter n'a plus parlé le langage du coeur mais celui de la technostructure, du pouvoir déshumanisé.

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon