Barthes endeuillé, le chagrin de la voix

Barthes endeuillé, le chagrin de la voix

A l'occasion du trentième anniversaire de la disparition de Roland Barthes, le 26 mars 1980, Éric Marty revient sur l'étrange Journal de deuil entrepris par l'écrivain au lendemain de la mort de sa mère, le 26 octobre 1977. Roland Barthes s'y livre à une écriture de plus en plus fragmentaire, qui est, explique l'essayiste, l'expression à la lettre de l'impossibilité de tout dire. Journal singulier : les trois cent trente feuillets du Journal de deuil, composés entre le 26 octobre 1977 et le 15 septembre 1979, publiés après la mort de l'auteur, visent à une sorte de déclassement, de mobilité, de dispersion toujours plus forte. La fragmentation s'y affirme comme limite et frontière au besoin de tout dire.

Qu'est-ce alors qu'un texte posthume ? demande Éric Marty. L'oeuvre posthume est ce qui rapproche la littérature et l'espace de la mort. Moments de violence et de vertige intense où le texte est saisi par la terreur comme dans l'oeuvre de Sade, telle qu'a pu l'analyser Blancho ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine