Barney en son cabinet

Barney en son cabinet

Paris (13e). Jusqu'au 5 janvier. Provocateur, Matthew Barney ? Non: artiste hors norme. Adepte du body art, il a surgi au mitan des années 1980, pendu aux plafonds ou accroché aux murs des galeries, dessinant sous le regard d'un public intrigué et admiratif.

Sa manière à lui - athlétique - d'aborder l'art. Aujourd'hui créateur jonglant avec le dessin, la photographie, la sculpture et le cinéma, il est reconnu pour son cycle Cremaster. Dans cette série de cinq films baroques et oniriques où il ne dédaigne pas d'apparaître se mêlent créatures mythiques et personnes physiques, oeuvres de l'artiste et objets du quotidien, images d'archives et plans scénarisés. Autant de séquences où s'effacent la différenciation des sexes et les frontières entre rêve et réalité.

Né en 1967 à San Francisco, ce génial trublion a carte blanche à la BnF jusqu'au 5 janvier. Sans acrobatie ni caméra, il organise une promenade dans sa « Chambre de sublimation ». Un parcours qui débute par plus de 80 dessins réalisés entre 1988 et 2011. Ses traits à l'encre ou à la mine de plomb, précis, serrés, rappellent Dürer et Dalí. Composés aussi à l'aide de vaseline, de sang ou de minéraux, ces tableaux sont sertis dans d'épais cadres en plastique chirurgical ...

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