Back in USSR

Back in USSR

Une traductrice revient sur sa jeunesse soviétique, égratignant au passage les intellectuels occidentaux.

Spécialiste du conte scandinave et de Strindberg, Elena Balzamo a traduit en français de nombreux auteurs suédois dont Hjalmar Söderberg, ou Sigrid Combüchen. Mais c'est le versant russe de sa vie qu'elle explore dans Triangle isocèle, petit livre autobiographique en trois parties parsemé, comme chez W. G. Sebald, de photographies en noir et blanc.

Née à Moscou en 1956, l'auteur a connu dans sa jeunesse les joies des appartements communautaires, de l'embrigadement idéologique et de la surveillance. Comment a-t-elle pu former son goût pour la littérature dans un tel contexte, marqué par le réalisme soviétique célébrant les valeurs révolutionnaires pour formater la jeunesse ? Son entrée à l'université de Moscou lui donnera l'occasion de s'ouvrir un peu sur l'extérieur, mais aussi de s'apercevoir que tout, en URSS, était biaisé, l'individu n'ayant accès qu'à des falsifications du monde, véritables « cartes postales » déformant la vérité. L'auteur relate ainsi des anecd ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon