B.A.-BA SITU

B.A.-BA SITU

Une des devises de Debord était qu'il n'y avait pas un situationnisme, juste des positions et des actes situationnistes. Il voulait dire par là qu'il ne s'agissait pas de bâtir une idéologie, mais une contre-pensée vivante, évolutive ; et, ensuite, que chacun devait se l'approprier à sa façon, participer à son élaboration. Et c'est bien ce qu'a illustré l'Internationale situationniste durant ses quinze années d'existence (1957-1972). À sa fondation, elle est un mouvement d'avant-garde esthétique. Les artistes y sont majoritaires. On y parle critique de la vie quotidienne, mort de l'art et urbanisme unitaire, non clivé en des fonctions séparées. Il s'agit d'affronter l'ennui contre-révolutionnaire, en prônant le détournement des images et la dérive dans la ville. L'idée de « situation » fonde ses mots d'ordre : chacun doit créer des contextes nouveaux afin de se changer lui-même. Bref, c'est une révolution pa ...

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon