B.A.-BA SITU

B.A.-BA SITU

Une des devises de Debord était qu'il n'y avait pas un situationnisme, juste des positions et des actes situationnistes. Il voulait dire par là qu'il ne s'agissait pas de bâtir une idéologie, mais une contre-pensée vivante, évolutive ; et, ensuite, que chacun devait se l'approprier à sa façon, participer à son élaboration. Et c'est bien ce qu'a illustré l'Internationale situationniste durant ses quinze années d'existence (1957-1972). À sa fondation, elle est un mouvement d'avant-garde esthétique. Les artistes y sont majoritaires. On y parle critique de la vie quotidienne, mort de l'art et urbanisme unitaire, non clivé en des fonctions séparées. Il s'agit d'affronter l'ennui contre-révolutionnaire, en prônant le détournement des images et la dérive dans la ville. L'idée de « situation » fonde ses mots d'ordre : chacun doit créer des contextes nouveaux afin de se changer lui-même. Bref, c'est une révolution pa ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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