Büchner, d'un trait

Büchner, d'un trait

Paris (4e). Du 16 au 25 janvier. L'auteur allemand a laissé trois pièces, présentées en un seul tenant par le metteur en scène Ludovic Lagarde au Théâtre de la Ville.

Mort du typhus à moins de 24 ans après avoir disséqué un barbeau, Georg Büchner avait eu le temps d'enseigner la philosophie et l'anatomie comparée, de rédiger un pamphlet militant, de courir plusieurs fois en exil, de se fiancer en secret avec la fille d'un pasteur, de traduire Victor Hugo et d'écrire ses propres textes : une nouvelle, Lenz, deux drames, La Mort de Danton et Woyzeck, une comédie, Léonce et Léna. C'était entre 1813 et 1837. Büchner laissa inachevés Lenz et Woyzeck : deux histoires de malades mentaux, l'un dramaturge du Sturm und Drang (le préromantisme allemand), l'autre criminel de fait divers, assassin d'une veuve dont il était épris. Büchner se situe d'emblée au-delà d'une simple narration réaliste et nécessairement voyeuriste. Les ébauches qu'il laisse témoignent de la vision critique, à la fois politique et éthique, qu'il porte sur le traitement alors réservé aux pauvres, aux idiots et aux fous.

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