Azur noir

Azur noir

Un enfant soldat se fait laver le cerveau, un jeune acteur s'oublie dans le personnage qu'il incarne... Dans les romans d'Alain Blottière, le héros se trouve bien souvent projeté hors de lui-même. Azur noir ne fait pas exception : Léo emménage au 14, rue Lambert à Montmartre, là où Rimbaud, au même âge que lui, vint séjourner chez les beaux-parents de Verlaine en 1871. Un été au parfum de fin du monde, Léo se penche sur l'histoire des amants terribles, s'identifie au Rimbaud débarquant de Charleville et lui emboîte le pas jusqu'à plonger dans la psychose. Les illuminations et les « images anciennes qui s'animent » se substituent à sa vue ; un état de « cécité hystérique », conclut le médecin.

À mesure du récit, les fantasmes de Léo et la biographie de son idole s'imbriquent parfois si étroitement qu'apparaît une confusion semblant échapper à l'auteur lui-même, ce qui se révèle habile et comique. On sourit également lorsque l'adolescent se tatoue les lettres RIMB sur ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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