Aux manies de Mummy

Aux manies de Mummy

Richard Russo est né il y a soixante-quatre ans à Gloversville, une petite ville de l'État de New York, « un endroit dont il est facile de se moquer, sauf quand vous y vivez » ; un endroit gris et pauvre, à la prospérité jadis assurée par le travail du cuir, avant que des gants made in China apparaissent dans les boutiques ; un endroit devenu le terreau de sa fiction, depuis son premier roman, Mohawk (éd. 10/18), en 1986. À Gloversville, ce bel Ailleurs retourne, cette fois sans masque : le mot « récit » soutient le titre. Dans le prologue, où l'on entre plan large sur la ville pour zoomer sur une seule figure, le Russo narrateur tâtonne : c'est une « biographie » (« je ne sais pas quel autre nom lui donner »), celle de sa mère, Jean, aujourd'hui disparue. Tenter de définir Jean Russo est le défi de l'écrivain, tenter de la comprendre est celui du lecteur. Elle est « libre, anticonformiste, sans entraves », plus loin « obsessionnelle, obstinée et rigide », ...

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