Aux lumières de la guerre

Aux lumières de la guerre

Qu'y a-t-il de « philosophique » dans les textes littéraires ? L'écriture dramatique donne-t-elle lieu à une élaboration spéculative originale ? À partir d'une réflexion sur les pouvoirs de la littérature dans Le Diable et le Bon Dieu de Jean-Paul Sartre 1951, Les Noyers de l'Altenburg d'André Malraux 1943 et Les Géorgiques de Claude Simon 1981, Philippe Sabot montre que la guerre, envisagée comme puissance de renversement, permet d'accéder à une autre réalité, à cette « face cachée des choses » que recouvrent discours et représentations figées. C'est ainsi que Le Diable et le Bon Dieu offre une illustration paradoxale de l'engagement sartrien, dès lors que le héros de la pièce, Goetz, est incapable d'assumer un rôle historique. De son côté, Malraux propose une réflexion sur le statut de l'homme individuel, entre Pascal et Nietzsche, au sein d'une civilisation en proie au déclin. Enfin, l'imaginaire simonien - chaos matérialiste de formes et d'êtres bouleversés - marque radicalement ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard