Aux États-Unis, la bannière écharpée

Aux États-Unis, la bannière écharpée

Parmi les multiples mégalomanes que compte le roman américain, James Ellroy se classe très loin en tête de peloton grâce à sa trilogie américaine, qui transforme en roman noir vingt-quatre ans d'histoire des États-Unis. Ce projet fou achevé en 2010 par Underworld USA aura procédé au déshabillage violent de figures telles que Nixon, Hoover, Kennedy, et à la démonstration d'une théorie glaçante : le crime est le moteur de l'histoire, bien avant la lutte des classes ou des minorités. Cela à travers le destin de seconds couteaux attachants, agents du FBI, soldats égarés ou policiers surdoués : dans le dernier tome, Wayne Tedrow, fils d'un homme du Ku Klux Klan, ex-flic et parricide, et l'agent Dwight Holly, « bras armé de la loi » aux mains pleines de sang. Des personnages surhumains, certes, mais tellement perdus dans cette intrigue trop grande pour eux qu'ils finissent par nous ressembler.

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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