Autopsie d'un gourou

Autopsie d'un gourou

il s'appelait Benjamin Purnell, avait les mains douces et propres et le visage rose - ce qui, à en croire Laura Kasischke suffisait à en faire un être exceptionnel dans l'Amérique rurale de la fin du XIXe siècle. Sa mère racontait qu'enfant il adressait des prêches aux arbres et aux oiseaux. Vers 16 ans, Benjamin Purnell comprit qu'avec les bons mots, les bonnes promesses, on pouvait transformer n'importe qui en disciple.

Purnell a vraiment existé. La secte qu'il fonda en 1903 s'appelait la Maison de David, et il la dirigeait en chef d'entreprise, ouvrant un parc d'attractions, lançant une équipe de base-ball semi-professionnelle... Il prônait le port de la barbe pour les hommes, la chasteté pour tout le monde et promettait à ses ouailles la résurrection dans l'éternité de leurs chairs juvéniles - ce qui tombait bien car le gourou adorait les jeunes filles autant qu'il abhorrait la vieillesse.

MONTAGE D'ARCHIVES

Pour raconter son dest ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes