Autoportrait avec garçon

Autoportrait avec garçon

C'est à la fois une « horrible tragédie » (les mots d'une galeriste) et une opportunité comme on n'en rencontre qu'une fois dans sa vie. Fraîchement diplômée d'une école d'art, la jeune Lu Rile - fauchée presque par principe, squattant un immeuble de Brooklyn décrépit - s'astreint à prendre un autoportrait par jour (nous sommes en 1991, bien avant l'ère des selfies). Le 400e cliché, si l'on peut dire, est le bon, le meilleur, le seul. Là, juste dans son dos, derrière la fenêtre : le corps d'un enfant en chute libre. Hasard atrocement providentiel. La carrière de Lu va-t-elle suivre, elle, un mouvement ascensionnel ? Encore faudrait-il qu'elle trouve le courage de parler de cette photo à Kate, la mère du petit garçon défunt, sa voisine du dessus dont elle espère désespérément se faire une amie, ou plus.

Ce premier roman hanté, équipé d'une héroïne intrinsèquement paumée, avide d'amour et de succès, est un vrai page-turner existentiel. L'évènement crée-t-il l'art ? Que peut-on ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

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