Auto fiction

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Un premier roman où il est question d'un père qui élève son fils en dérapages incontrôlés.

Certes, Charles Sitzenstuh l n'est pas le premier à écrire sur son père bourreau et sur l'enfant martyr qu'il était, mais son roman se lit pied au plancher. Cela tient au portrait du père, monstre de fureur mal contenue qui explose au moindre prétexte, et à ses mots au sadisme relevé par l'accent allemand. Et aussi au portrait du lieu, la ville alsacienne de Sélestat, rarement visitée en roman. Et bien sûr au portrait du fils, enfant écrasé qui se relèvera grâce non pas à la lecture mais au sport. Il y a pourtant là une écriture, qui ne donne ni dans le dolorisme ni dans la froide neutralité à la mode. Un premier roman bien senti.

 

À lire : La Golf blanche, Charles Sitzenstuhl, éd. Gallimard, 210 p., 18 E.

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