Auster et Rushdie, conteurs complices

Auster et Rushdie, conteurs complices

Nés la même année et amis de longue date, les deux auteurs ont dialogué, à l'invitation du Magazine Littéraire , sur leurs amours communes : l'art du récit, la tradition orale, New York, la culture populaire...

Peut-être sommes-nous seulement amis en langue anglaise ? Qui sait ? », lance Salman Rushdie à son compère Paul Auster avant de plaisanter sur leur grande différence d'âge -cinq mois d'écart. Le 30 mars dernier, les deux géants des lettres contemporaines ont fait salle comble au Salon du livre de Paris. Le temps d'un débat organisé par Le Magazine Littéraire, ils sont revenus notamment sur leur amitié, leur attachement à l'imaginaire urbain et l'art de raconter des histoires.

Revenons aux origines de cette amitié littéraire. Dans quelles circonstances vous êtes-vous rencontrés ?

Paul Auster. Dès la publication des Enfants de minuit, en 1981, je me suis intéressé à l'oeuvre de Salman Rushdie, mais nous ne nous sommes rapprochés qu'en 1989, lors de la proclamation de cette fatwa. C'est sans doute l'expérience la plus violente que j'ai vécue dans ma carrière d'auteur. Une insulte, pas seulement contre Salman, mais contre les écrivains du monde entier. J'e ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

Offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon