Auster et Rushdie, conteurs complices

Auster et Rushdie, conteurs complices

Nés la même année et amis de longue date, les deux auteurs ont dialogué, à l'invitation du Magazine Littéraire , sur leurs amours communes : l'art du récit, la tradition orale, New York, la culture populaire...

Peut-être sommes-nous seulement amis en langue anglaise ? Qui sait ? », lance Salman Rushdie à son compère Paul Auster avant de plaisanter sur leur grande différence d'âge -cinq mois d'écart. Le 30 mars dernier, les deux géants des lettres contemporaines ont fait salle comble au Salon du livre de Paris. Le temps d'un débat organisé par Le Magazine Littéraire, ils sont revenus notamment sur leur amitié, leur attachement à l'imaginaire urbain et l'art de raconter des histoires.

Revenons aux origines de cette amitié littéraire. Dans quelles circonstances vous êtes-vous rencontrés ?

Paul Auster. Dès la publication des Enfants de minuit, en 1981, je me suis intéressé à l'oeuvre de Salman Rushdie, mais nous ne nous sommes rapprochés qu'en 1989, lors de la proclamation de cette fatwa. C'est sans doute l'expérience la plus violente que j'ai vécue dans ma carrière d'auteur. Une insulte, pas seulement contre Salman, mais contre les écrivains du monde entier. J'e ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Nos livres

« La Filiale »,Sergueï Dovlatov, traduit du russe par Christine Zeytounian-Beloüs (éd. La Baconnière)

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine