Au théâtre, en rire ou en pleurer ?

Au théâtre, en rire ou en pleurer ?

La rivalité entre comédie et tragédie traverse le xviie siècle mais leur ligne de front n'a cessé de se déplacer au gré des modes et des traditions privilégiées. Elle a aussi été brouillée par des genres intermédiaires.

Débutons par quelques chiffres. Près de 1100 pièces de théâtre ont été publiées tout au long du xviie siècle. À quoi il convient d'ajouter une petite centaine qui ont été si mal reçues du public que leurs auteurs ont renoncé à les faire paraître ; et c'est sans compter les 600 ou 700 oeuvres composées par le poète à gages de la principale troupe de comédiens français du début du siècle, Alexandre Hardy, demeurées la propriété de sa troupe qui n'a consenti à lui en « restituer » qu'une trentaine. Riche siècle de théâtre, on le voit, ce qu'on a peine à mesurer aujourd'hui, l'école, et par voie de conséquence les scènes françaises, ayant progressivement réduit ce patrimoine exceptionnel à six ou sept pièces de Corneille, huit ou neuf de Racine, une douzaine de Molière. Pourtant, les Rotrou, Tristan l'Hermite, Du Ryer, Scarron ont aussi écrit des chefs-d'oeuvre qui pourraient éblouir le public du xxie siècle, mais comment remplir des salles autrement qu'avec les seuls noms que l'institu ...

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