Au nom du pire

Au nom du pire

Aldous Huxley prévoyait une dictature soft, George Orwell un régime de surveillance hyper-autoritaire. Et si - en même temps - ils avaient eu tous les deux raison ?

Des passages de 1984 réécrits dans des exemplaires vendus sur Amazon par des éditeurs sauvages, de sympathiques assistants vocaux qui vous espionnent, un leader mondial qui prône les « faits alternatifs »... George Orwell l'avait imaginé dès 1948. De grandes entreprises dont l'objectif est de capter notre attention et de conditionner nos comportements d'achat, un chercheur chinois - He Jiankui - qui modifie des embryons pour les rendre résistants au VIH, une oligarchie qui détient plus de la moitié des richesses mondiales... Huxley, n'en demandait pas tant quand il écrivait Le Meilleur des mondes en 1931. Orwell et Huxley n'ont jamais été aussi actuels, et notre monde semble souvent mêler le pire de leurs univers. Ce sont ces auteurs de dystopies (définition p. 31) pensées à l'heure des totalitarismes du XXe siècle qui peuvent nous servir de grilles de lecture au XXIe siècle.

En 1985, Neil Postman, dans son essai Se distraire à en mour ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
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