Au frère emmuré

Au frère emmuré

La philosophe rend justice à celui dont la maladie mentale a guidésa propre pensée sur l'animalité.

Pour laisser trace - sous forme de fragments - de son frère qualifié de déficient mental, Élisabeth de Fontenay lui a donné pour prénom Gaspard. Son titre, emprunté au recueil d'Aloysius Bertrand, admiré par Baudelaire mais non par la philosophe. Elle lui préfère les cantilènes qu'en a tirées Ravel, telle L'Énigme éternelle. Car quoi de plus énigmatique qu'un proche inaccessible, reclus dans une indifférence inébranlable et une absence totale d'empathie à l'autre ?

Ce n'est pas tant que Gaspard manquât de compétences : sa mère, très vite consciente de son mal, se consacra entièrement à son éducation et parvint à « greffer sur lui les structures profondes de la grammaire, ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Pour pour les fêtes, offrez un abonnement au Nouveau Magazine littéraire !