Stefan Zweig, Le Wagon plombé

Stefan Zweig, Le Wagon plombé

Comme il l'a fait du Brésil, Zweig a idéalisé la Russie soviétique, peut-on déduire de ces trois miniatures historiques. Dans « Le wagon plombé », on découvre un Lénine solitaire qui, exilé à Zurich, projette la révolution depuis une chaise de bibliothèque. « Voyage en Russie » fait l'éloge d'un pays jugé exemplaire, où la confiscation du patrimoine culturel privé se transforme en un « sauvetage des objets précieux ». Quant à l'état de la liberté d'expression... silence. Enfin, dans « Sur Maxime Gorki », il dresse en hagiographe le portrait du poète qui, à l'inverse d'un Tolstoï, vient du peuple. Cet ensemble nous éclaire davantage sur l'écrivain autrichien que sur la Russie.

Le Wagon plombé, Stefan Zweig, traduit de l'allemand par Olivier Mannoni, éd. Petite Biblio Payot, 168 p., 6,80 €.

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