Au-dessus de tout soupçon ?

Au-dessus de tout soupçon ?

Une adaptation d'Insoupçonnable, de Tanguy Viel, trahit avec respectson écriture blanche en lui donnantcouleurs et empathie.

Insoupçonnable - le roman - appartient à l'école de Minuit, reconnaissable à sa rythmique, à un phrasé singulier. « Il y avait la nappe blanche qui recouvrait la table et dont avec effort maintenant on pouvait se souvenir qu'elle avait été blanche [...]. » Tel est l'incipit du roman, qui, comme la plupart des oeuvres de Tanguy Viel, se fonde sur des souvenirs de cinéma pastichés. L'écrivain brestois, auteur de Cinéma, n'en fait pas mystère, c'est dans le septième art qu'il cherche « les moyens d'arranger sa propre matière ». Et c'est justement cette matière cinématographique qui a séduit le réalisateur Gabriel Le Bomin. Il avait d'abord pensé adapter L'Absolue Perfection du crime avant de trouver en Insoupçonnable « la bonne histoire ». « Un livre qui fait référence aux films noirs de Fritz Lang et à tous ces films des années 1940-1950, où les femmes sont fatales, les hommes victimes quasi consentantes, aveuglés par leur désir », dit Gabriel Le Bomin, qui a reconnu en Laura Smet sa ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.