Au cinéma, un Temps introuvable

Au cinéma, un Temps introuvable

De Losey à Visconti, de Schlöndorff à Ruiz, les cinéastes les plus aguerris ont souvent achoppé sur une oeuvre pourtant hantée par l'image.

« Mais tous les sentiments que nous font éprouver la joie ou l'infortune d'un personnage réel ne se produisent en nous que par l'intermédiaire d'une image de cette joie ou de cette infortune. » Marcel Proust, Du côté de chez Swann

Du scénario de Harold Pinter pour un film resté lettre morte de Joseph Losey 1 au projet également avorté de Luchino Visconti 2, du Un amour de Swann de Volker Schlöndorff 1984 3 à la récente expérience du « Baiser de la Matrice » par Véronique Aubouy 4, en passant par Le Temps retrouvé de Raoul Ruiz 1999 et La Captive de Chantal Akerman 2000, nombreux ont été les scénaristes et réalisateurs à tenter de transposer La Recherche au cinéma. Le roman proustien n'est-il pas le théâtre de multiples projections imagières ? Et pourtant, comme le notait Claude Beylie en 1984, Proust, « cet écrivain qui a anticipé de manière si frappante sur le travail des cinéastes [...] s'avère l'un des plus rebelles qui soient à une transposition à l'écran ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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