Attention, peinture fraîche

Attention, peinture fraîche

Reine de beauté, adolescente perdue, croque-mitaine incestueux. Une fresque décadente et légère sur le monde de l'art, exécutée par un esthète baroque.

Le dernier livre de Simon Liberati parle tant de peinture qu'il est tentant de le décrire comme un tableau, ou plutôt comme un triptyque. Sur le panneau central, apparaîtrait Alain, le narrateur, un double truqué de l'auteur - un peintre qui va d'ami en ami, de soirée en soirée, de faillite en bonne fortune, et vit une vie fluctuante où l'art semble la seule constante. À droite de ce sujet masculin, on trouverait une reine de beauté israélienne : baptisée Poppée et passée par Tsahal, elle est une Merteuil orientale, qui conquiert notre peintre, l'érige ensuite en père possible de l'enfant qu'elle attend, et fait monter sa cote sur le marché de l'art avant de lui déclarer la guerre. Poppée s'oppose au sujet du panneau de gauche - et de la dernière partie du livre. Elle s'appelle Emina, c'est une adolescente occidentale, à la fois géniale et perdue. Derrière elle, se dessinerait la figure sinistre d'un croque-mitaine incestueux et ventripotent avec des pinces sur les seins : le père d ...

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