Assurance tous risques

Assurance tous risques

Face à l'impunité des puissants,un ex-trader devenu essayiste propose une réplique libérale.

Avec l'habitude qu'ont prise les dominants de se moquer des inégalités, de s'asseoir sur l'écologie, de mener des guerres sur des terrains dont ils ne partageront pas les souffrances (Libye, Syrie) et d'engendrer des crises financières dont ils ne paieront pas la facture, le sentiment d'impunité apparaît comme le mal du siècle. Pour l'étudier, Nassim Nicholas Taleb, ancien trader, est bien placé : « Dans une option [boursière], résume-t-il, une personne a contractuellement l'avantage (gains futurs), l'autre a la responsabilité des inconvénients (pertes futures). »

Cette asymétrie contractuelle, liée à une politique de transfert de risques, s'est insinuée presque partout dans notre société, à petite comme à grande échelle. La force de ce dispositif, qui permet aux minorités de prendre des décisions qui influencent le devenir de tous à leur avantage, est d'être presque invisible à l'oeil nu. Ainsi, selon l'essayiste, les salariés courent plus de risques que des contractuels, p ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon