Arthur Rimbaud, inédits d'Aden

Arthur Rimbaud, inédits d'Aden

Le livre de souvenirs d'Alfred Bardey, le patron de Rimbaud à Aden, paraît pour la première fois avec l'intégralité de son iconographie. L'élaboration de cette édition a permis d'exhumer de nombreux documents oubliés dans une précieuse valise. Dans le même temps, l'identification du poète sur une photo récemment découverte fait l'objet de débats, sinon de contestation.

Après la photo découverte par deux libraires et authentifiée par Jean-Jacques Lefrère comme représentant Rimbaud lire p. 12-17, la réédition le 11 juin de « l'album Bardey » apporte un nouveau lot de surprises. Négociant lyonnais, Alfred Bardey 1854-1934 ouvre un comptoir commercial en Abyssinie en 1880. De retour d'une expédition à Harar, il trouve « un grand et sympathique garçon qui parle peu et accompagne ses courtes explications de petits gestes coupants, de la main droite et à contretemps ». C'est Rimbaud, qu'un collaborateur a entre-temps recruté pour surveiller les ateliers de tri du café. Bardey l'embauche en novembre 1880, ignorant tout de la vie antérieure du « feu » poète. Arthur travaillera pour la maison Bardey jusqu'en 1885, à Aden et à Harar. À son retour en France, en 1897, Bardey s'attelle à un livre de souvenirs. Le manuscrit de Barr-Adjam « terres inconnues », ou « pays des non-Arabes » sera seulement remis en 1969 par l'arrière-petite-nièce de Bardey au linguist ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Grand entretien

Claire Marin © HANNAH ASSOULINE/Ed. de l'Observatoire

Claire Marin
Auteure de Rupture(s) (éd. de l'Observatoire)

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine