Que la science-fiction soit, et la science-fiction fut

Que la science-fiction soit, et la science-fiction fut

Avant Van Vogt, ou Sternberg, des écrivains se demandèrent ce qui s’était passé au temps des cavernes, ce qui se passait dans les galaxies, ce qui se passerait quand l’homme aurait des fusées, quand l’homme aurait disparu. De Cyrano de Bergerac à Gustave Le Rouge, en passant par Rosny aîné, la science-fiction présente ses titres de noblesse.

Par Francis Lacassin

Cet article est paru dans le numéro 31 (daté août 1969) du Magazine Littéraire.

Comment ne pas placer en tête d’une genèse de la Science-Fiction la Genèse elle-même, c’est-à-dire le livre qui évoque le commencement de tout. Ou plutôt les livres, car chaque civilisation offre des débuts du monde une vision ni tout à fait la même, ni tout à fait une autre. Aussi le texte sacré des Mayas, le Popol Vuh, s’il témoigne également d’un déluge, pose-t-il le principe du bien et du mal s’affrontant quelque part dans les galaxies en un jeu de pelote qui aurait tourné à la déroute du premier si les plus humbles animaux n’étaient venus à son aide. Souvenons-nous encore que les mythes de la création ont inspiré à Lovecraft en des récits fantastiques qui côtoient la S.F., une cosmogonie imaginaire au centre de laquelle il place au-dessus les « Grands Anciens » et une divinité gigantesque et horrible « le grand Chtulhu ». Cosmogonie contenue elle aussi dans un texte inspirant autant de crainte que la Bible : le « Necromicon de l’Arabe dément Abdul al Azhred ».

Viendraient ensuite les vingt lignes de Platon faisant allusion à ce continent englouti dans lequel écrivains de S.F. et rêveurs ont reconnu ou feint de reconnaître l’Atlantide. Puis, au IIe siècle de notre ère, cette incroyable… Historie véritable où le grec Lucien de Samosate conte le premier voyage interplanétaire, la première exploration de la lune, un peu gâtée il est vrai, par un parti-pris comique. Enfin, la grande nuit du Moyen Age où ne subsiste que le merveilleux chrétien exprimé en des « miracles » ou « paraboles » que l’on déchiffre sur le tympan des cathédrales, ou sur les vitraux que colorent le soleil ou la flamme des cierges. Au seuil de la Renaissance, au sortir d’une époque guérie de sa grande peur, déconcertée par le grelot des lépreux ou le passage silencieux des nefs chargées de fous et sans destination fixe, l’homme éprouve le désir d’un ailleurs meilleur qui ne doive rien aux dogmes religieux, d’une fraternité égalitaire qui ne soit pas obéissance au commandement de charité. Cet espoir s’exprime par le roman, dont l’intrigue habilement menée, permet de critiquer l’état présent et de lui opposer un idéal. Et cet idéal, pour mieux être opposé à ce qui existe, est situé hors de l’espace géographique, en des contrées inexplorées et lointaines, îles étranges, cités merveilleuses, aperçues par des voyageurs (qui circuleront bientôt à bord de machines volantes : La découverte australe par un homme volant, de Restif de la Bretonne, 1781). Déjà la notion de voyage qui longtemps sera un préambule indispensable. Elles s’éloigneront encore jusqu’à se placer hors de l’espace terrestre : bientôt la lune. On appellera ces œuvres utopies, du nom de la première d’entre elles due en 1516 à Thomas More : De nova insula utopia. De cette date à l’entrée en scène de Jules Vernes en 1863, Regis Messac (1) a dénombré 227 de ces ouvrages. Il serait vain de les étudier même lorsque – c’est le cas de la plupart – ils participent plus ou moins à l’histoire de la S.F. par la description de mondes imaginaires et l’exposition des moyens techniques permettant de les explorer.

Un des plus célèbres est Civitas Solis (La cité du soleil) publié en 1623 mais écrit dès 1602 dans une prison de Naples par le moine calabrais Tomaso Campanella. Cette cité idéale est intéressante à un double titre : elle décrit une population soumise à un précommunisme mystique allant jusqu’à la mise en commun des femmes et enfants ; son organisation est dirigée selon les préceptes de la science et les indications des astres par un groupe de savants dont le premier est le « Grand Métaphysicien ». Aussi la communauté jouit-elle de connaissances scientifiques supérieures à celles du reste de l’humanité. Thème que les romanciers de S.F. n’oublieront pas.

En 1938, The man in the moon, de Godwin (en français : Relation très courte et singulière du nouveau monde de la lune tel que l’a écrit un espagnol nommé Domenico Gonsalès) et les récits de Cyrano de Bergerac : (Histoire comique des estats et énigmes de la lune - 1650, Histoire des estats du soleil - 1662) méritent l’antériorité quant à la description d’astres familiers. Les précisions données par Cyrano quant aux machines utilisées dans ses voyages ont été suffisantes pour permettre au peintre Carelman d’en construire les maquettes réunies dans une exposition il y a quelques années. La lune sera aperçue par les héros de Jules Verne en 1865 et soigneusement explorée par les héros d’Edgar Poe (Aventure sans pareille d’un certain Hans Pfall, 1835), Le Faure et Graffigny (Aventures d’un savant russe, 1888) et jusque dans l’intérieur par ceux de H.G. Wells (First men in the moon, 1901). De même, le voyage de Nicolas Klim à l’intérieur du globe (Nicolas Klimii iter subterraneum, 1741) sert de prélude à ceux mis en scène par Jules Verne (Voyage au centre de la terre, 1864) et Edgar Rice Burroughs (Pellucidair, 1923, -Tarzan au cœur de la terre, 1931).

Abattre les dogmes

Le héros de Ludwig Holbert avait été précédé, certes, par Hercule, Orphée, Ulysse et pourquoi pas… Satan. Mais il convient de faire une distinction entre le merveilleux (Homère, Les mille et une nuits, les contes de fée…) qui fait appel au surnaturel et à l’occultisme, et la S.F. dont les prodiges réalisés grâce à des connaissances scientifiques ou naturelles peuvent faire l’objet d’une explication feinte.

Qu’on ne s’y trompe point, ces explications, ces prodiges, jouent dans les romans utopiques le rôle de l’incident prémice de la parabole évangélique ; tout ce qui, dans leur matière, figure comme le germe ou l’un des éléments de ce qui deviendra la S.F., n’y figure qu’à titre secondaire ou d’accessoire. Le but principal est de critiquer, d’abattre les dogmes philosophiques ou religieux, de fonder une nouvelle morale et beaucoup plus tard – exception faite de Campanella le précurseur – de préparer la mutation des structures socio-économiques. Les utopistes de la Renaissance, comme les précurseurs du socialisme au XVIIIe et XIXe siècles croient comme les hommes du Moyen Age que l’art – plastique ou écriture – est d’abord connaissance. Pour les uns et les autres, toute forme, toute parole, ne sont que les véhicules d’un message. Il faudra parvenir jusqu’au premier tiers du XIXe siècle pour que se déparent le message et le prodige. Alors naîtront avec Fourier (Le nouveau monde industriel, 1829), J.S. Ballanche (La ville des explications, 1932), Cabet (Voyage en Icarie, 1838), des utopies écartant toute référence à un scientisme imaginaire.

Longtemps encore, les pionniers de la S.F. française garderont le souvenir de cette longue cohabitation de la S.F. et de l’utopie. Ces traces se retrouvant surtout chez Wells, La machine à explorer le temps, 1896 (vision d’un monde réduit à la classe des oisifs et à la classe des prolétaires qui élèvent les premiers pour les dévorer), et en 1899 Quand le dormeur s’eveillera (préfiguration de la révolution prolétarienne). Les idées exprimées par Typhaigne de la Roche dans Giphantie (1760) et L’empire des Zaziris (1761) trouvent leur reflet dans les deux très beaux romans de Gustave Le Rouge, Le prisionnier de la planète Mars (1908) et La guerre des vampires (1909). Dès 1897, Le Rouge avait dépeint dans La conspiration des milliardaires, un globe où la puissance de l’argent encourageait la science à des perversions funestes ; Wells écrira d’ailleurs deux véritables utopies : Anticipation (1901) et Une utopie moderne (1905), ainsi que plusieurs romans philosophiques, genre qui a cohabité également avec le roman utopique, lors de la longue genèse de la S.F.

Au contraire, le premier n’a pas pour but d’imaginer un système meilleur, mais de transposer en termes mythiques un système réel et présent, pour le critiquer, voire le tourner en ridicule. Tel est en 1926 le rôle des Voyages de Gulliver (dont les macro et micro univers représentent les contradictions de la société anglaise) et du Micromégas de Voltaire, dont le seul lien avec la S.F. est la visite d’un extra-terrestre sur notre planète. H.G. Wells imaginera de la sorte la chute d’un ange sur la terre et ses mésaventures conséquentes dans La merveilleuse visite (1895). Mais avant même que le roman utopique ne se dépouille des attributs du merveilleux scientifique, se produisait une évolution parallèle au cours de laquelle s’esquissait un roman S.F. progressivement lavé de préoccupations sociales et morales. Tel est en 1811, Frankenstein, un Prométhée moderne, de Mary Shelley, premier exemple d’une science malfaisante et d’un savant sinon fou du moins singulièrement affranchi des règles morales. On connaît l’extraordinaire fortune de ce mythe. Rappelons qu’il a inspiré outre de nombreux écrits purement fantastiques, des romans de pré-S.F. aussi variés que ceux de H.G. Wells (L’île du Dr Moreau, 1896), Souvestre et Allain (Le Rour, 1905), Claude Farrère (La maison des morts vivants, 1910), Gaston Leroux (Balaoo, 1910) et La poupée sanglante (1923).

En 1938, Edgar Pose se livre avec Arthur Gordon Pym, à une incursion dans un continent mythique. Incursion fulgurante et inachevée comme s’il prétendait laisser le soin de la prolonger à Lovecraft avec Les montagnes hallucinées (2).

Suspense et rebondissements

Jules Vernes entre en scène en 1863 en remettant au goût du jour le vieux thème du voyage aérien (Cinq semaines en ballon). Il règnera longtemps sans partage sur le « roman scientifique », genre qui entretient avec la S.F. des rapports de cousinage intermittent. Se refusant à imaginer, Verne préfère extrapoler. Se plaçant dans un milieu socio-géographique réaliste, il se borne à prédire les applications prochaines de la science, surtout aux moyens de locomotion. Vers les années 1880 apparaît une génération de romanciers qui adoptent un point de vue très différent : contexte irréaliste, inventions techniques ne s’appuyant sur aucune évolution prévisible des connaissances. Alfred Robida, romancier et dessinateur surnommé le Jules Verne du dessin, témoigne encore de sombres préoccupations utopiques dans Le XXe siècle (1883), La vie électrique (1892). Dès 1878, il avait imaginé, dans Les voyages de Saturnin Farandoul, un Sahara irrigué par les mers, des îles flottantes, des combats sous-marins.

Deux courants se dessinent parmi ceux qui ont choisi d’entraîner le futur roman de S.F. dans des voies inconnues de Jules Verne : les « littéraires » et les « frénétiques » ; entre les deux, un sous-courant « utopisant », principalement représenté par Gustave Le Rouge, Albert Robida, et très épisodiquement par Claude Farrère (Les condamnés à mort, 1920) et Régis Messac (La cité des axphyxies).

Au premier rang des « littéraires », J.H. Rosny Ainé, écrivain reconnu, futur fondateur de l’Académie Goncourt, ne craint pas de prêter une plume célèbre à un genre qu’en dépit du précédent éducatif de Jules Verne on relèguerait volontiers dans les chambres d’enfant ou de bonne. Précédant Wells de quelques années avec Les Xipéhuz (1888) et Nymphée (1893), il produit jusqu’en 1936 une série d’ouvrages d’une indiscutable qualité littéraire, dépourvus des préoccupations morales. Son angoisse quant aux destinées de l’espèces humaine transparaît dans La mort de la terre (1908), La force mystérieuse (1913) ou dès 1896 dans Les profondeurs de Kyamo. Enfin, si Wells est le père des univers parallèles, Rosny est celui des « mutants » évoqués dans Un autre monde (1896) et dans Le monde des variants. S’inscriront dans la lignée de Wells des littérateurs tels que G. de Pavlowski (Au pays de la quatrième dimension), André Maurois (Le peseur d’âmes, la machine à lire les pensées), Charles Derennes, auteur de ce déchirant et doux Peuple du pôle (1907), dont j’aurais parlé plus longuement si Jean-Jacques Pauvert n’avait pas égaré dans le fouillis de son bureau mon unique exemplaire. Cette tendance s’est continuée à une date plus récente par Pierre Boulle (La planète des singes) et René Barjavel : La nuit des temps, indéniable hommage à une production de la « S.F. frénétique », La sphère d’or d’Earle Cox.

La « S.F. frénétique » doit se qualificatif à ces méthodes de publication, séries de brochures ou de feuilletons, qui exigent suspense et rebondissements fréquents ; l’événement n’y laisse guère le temps de la réflexion. On ne saurait reprocher, comme le font parfois les auteurs modernes de S.F., leur qualité littéraire aux tentatives de ces amateurs que furent Rosny ou Maurois.

On trouve à l’origine de ce courant Le Faure et Graffigny, dès 1888, Louis Bousnard en 1888-89 avec Les secrets de M. Synthèse et Dix mille ans dans un bloc de glace (vision d’un monde dominé par une race « négro-jaune » où l’homme blanc est un objet de musée) ; Maurice Renard avec Un homme chez les microbes et Le péril bleu (la terre envahie par les araignées), Henri Allorge, Léon Groc, Théo Varlet, Jacques Spitz, José Moselli. Mais le grand maître du genre, qui le domine par son emphase, sa probité et son bouillonnement d’invention est Jean de la Hire (3).

La première soucoupe volante

Mort en 1956 à l’âge de 79 ans, Adolphe d’Epie, dit Jean de la Hile, répandit les produits d’une imagination féconde de 1907 à 1940 dans les feuilletons de l’Echo de Paris, le Petit Parisien, la Liberté, l’Ami du peuple et surtout dans le Matin où il publia les meilleurs de ses deux cents romans : L’homme qui peut vivre dans l’eau (1909), Mutation de l’homme en amphibie, Au-delà des ténèbres, « roman d’aventure et de passion », dont le thème est le voyage dans le futur. Ces récits, loins de ressembler aux sages extrapolations scientifiques de Jules Verne, s’abandonnent à une imagination effervescente d’où s’échappent des Mercuriens unijambistes, des femmes-tigres, des bandits à tête de squelette ; ils se situent aux frontières du fantastique et de la S.F.

La roue fulgurante, paru la même année que Le prisonnier de la planète Mars, de Gustave Le Rouge, est sans doute le premier roman à mettre en scène ce qu’on appela plus tard une soucoupe volante. L’ancêtre imaginé par La Hire était d’origine Saturnienne et avait pour propriété d’aspirer hommes et maisons, « comme des feuilles mortes sur le passage d’un train rapide ». L’intrigue se déroulait sur Mercure et Vénus et utilisait aussi la théorie de la transmutation des âmes. Ainsi qu’il advint plus tard aux Conquérants de la planète Mars, de Edgar Rice Burroughs, les personnages de ce roman, pendant leur voyage interstellaire de retour, sont réduits à l’état d’âmes désincarnées. Féru d’occultisme, Jean de la Hire avait quelques temps à Paris un « cabinet de communication spirites ».

Sous le pseudonyme de Commandant Cazal, il publia aussi cinq romans présentant selon lui « le tableau anticipé de la guerre tel que, Français, je devais la concevoir » : 1. La guerre, la guerre ! - 2. Maginot/Siegfried - 3. L’Afrique en flammes - 4. La guerre en mer - 5. La fin par le pétrole. Ces ouvrages inquiétèrent un peu le 2e Bureau. Ils parurent chez Taillandier… en 1938-39. Il y désignait entre autres une lutte sanglante entre Hitler et son état-major.

Au moment où Jean de la Hire jette en France ses derniers feux, naît aux U.S.A., vers 1938-40, la S.F. moderne telle que nous la connaissons. Sa genèse a été tout à la fois plus tardive et plus rapide que celle de l’école française. Le courant littéraire ne semble guère y avoir été représenté que par les anticipations sociales de Jack London : Le talon de fer (1905) et La peste écarlate (1913). La S.F. frénétique paraît avoir débuté en avril 1911 dans une revue de vulgarisation scientifique, Modern Electrics, avec un feuilleton de Hugo Gersbeck, intitulé Ralph 124-C 41+, qui souleva une abondance d’émulations. La plus célèbre fut celle d’Edgar Rice Burroughs qui, dès 1912, publiait dans All Story, Le conquérant de la planète Mars, le premier échantillon d’une série de cycles consacrés jusqu’en 1950 à Mars, Vénus, la lune, le centre de la terre et Tarzan. Son principal concurrent sera dès 1919 Abraham Merrit (Le gouffre de la lune). La première revue spécialisée, Amazing Stories, née en 1926, suivie par Astounding S.F. et en 1939 par Unknown, revue qui donnera asile à la plupart des grands contemporains. Cette période est mal connue et ce n’est pas le livre suffisant et sot de Kingsley Amis qui permettra de la connaître (4).

Un tournant est pris avec la publication en 1939 des Ingénieurs du Cosmos de Clifford Simak. Cet écrivain, marqué par les origines utopistes de la S.F., ainsi que Ray Bradbury et Van Vogt, contribuera de façon décisive à l’acclimation de la S.F. moderne en France. Une première offensive – assez hésitante dans les débuts – avait été lancée dès 1950 par la collection Le Rayon fantastique. À la même époque, Valérie Schmidt ouvrit rue des Beaux-Arts une librairie, La Balance, spécialisée dans les expositions de S.F. pour lesquelles Boris Vian prêtait son robot. S’y réunissaient autour de Jacques Sternberg tous les auteurs qui allaient apparaître au sommaire de la revue Fiction fondée en 1953 (et qui, sous la direction intransigeante d’Alain Dorémieux, allait porter la S.F. à un haut niveau culturel), et de Présence du futur, lancé en 1954 par Robert Kanters. Le terrain avait été préparé par la parution en 1952 de numéros consacrés à la S.F. par des revues aussi bien pensantes que Les cahiers du Sud, Espirt et Les temps modernes. Un rôle considérable fut encore joué à cette époque par les publications ronéotées, ou « fanzines », du Club Futopia (dirigé ensuite par Pierre Versins) ainsi que par le bulletin publié par La Balance sous le titre Le petit silence illustré, « la seule revue qui n’ait strictement rien à dire ». Puis La Balance s’étiola et, rebaptisée l’Atome, se réfugia dans un minuscule couloir de la rue de Seine avant de mourir, à demi oubliée, rue de Grenelle. Mais la S.F. était née.

 

(1) Esquisse d’une chronobibliographie des utopies, publiée par le Club Futopia, Lausanne, 2962 (sic).

(2) Lovecraft a toujours refusé de se considérer comme un auteur de S.F. Il reconnaissait seulement faire appel à un « fantastique cosmique ».

(3) On trouvera de nombreux renseignements sur Jean de la Hire dans le modeste et passionné bulletin ronéoté Désiré, publié par Jean Leclercq, 125, bd de Charonne, Paris.

(4) L’univers de la S.F., Petite bibliothèque Payot n°32. La préface de Jean-Louis Curtis mérite d’être connue. On peut se dispenser de lire le reste.

 

Photo : H.G.Wells © DR

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