Aragon et « le monde des reflets »

Aragon et « le monde des reflets »

L'auteur enviait aux arts plastiques cette « écriture étrange qui se passe de mots ». Un riche parcours retrace cette fascination et les amitiés qu'elle suscita.

Louis Aragon eut un timbre à son effigie. L'anecdote mérite d'être soulignée, car la vignette en question est dessinée par Henri Matisse. Un peintre qui, dès 1969, compte énormément pour l'écrivain : « Le personnage habite chez moi désormais, comme un couteau qu'on ne me retirera du coeur qu'avec la vie. » La phrase en dit long sur l'admiration sans faille qu'il voue à son portraitiste et ami , mais plus encore elle nous permet de mesurer son rapport passionnel, « déraisonnable », insiste-t-il, à la peinture. Un timbre, donc, comme point de départ à cette exposition consacrée aux liens de l'homme de lettres aux hommes de l'art moderne ? Pas seulement, répond Josette Rasle, commissaire de cet événement à l'Adresse Musée de La Poste, férue de littérature et grande lectrice d'Aragon lire entretien p. 11. Elle est à l'origine de ce projet sans précédent, pour lequel elle a dû « faire des choix » : au milieu d'oeuvres de la période dada et surréaliste, d'autres, plus inclassables, trouve ...

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