Après vous, petite madame

Après vous, petite madame

Politesse ou sexisme ? De l'art ou du cochon ?La galanterie, remise en cause depuis le XIXe siècle, n'est pas une affaire totalement classée en France.

On s'en souvient : l'affaire Weinstein et la tribune signée entre autres par Catherine Deneuve sur la « liberté d'importuner » avaient opposé à un supposé puritanisme politiquement correct anglo-saxon un art de séduire national, épris de respect et de courtoisie. Mais qu'en est-il de la galanterie à la française ? se demande Alain Viala, sociologue et historien de la littérature, en poursuivant une enquête qu'il avait menée sur l'Ancien Régime (La France galante, 2008). La réponse nous fait parcourir toute l'histoire culturelle moderne, de Nerval à Sollers, de Manet aux plasticiens contemporains, pour approcher une notion complexe, tantôt synonyme de belles manières, tantôt de libertinage.

Si elle travaille les consciences comme idéal social et esthétique, la galanterie est un mythe contesté depuis le XIXe siècle : honnie par les révolutionnaires comme vestige de l'aristocratique, panthéonisée par le second Empire et remise au goût du jour par Verl ...

Pour lire l’intégralité de cet article
d’une marque et j’accède à l’article

Entretien

Michel Winock © Ed. Perrin

Michel Winock : « Il ne faut pas enterrer la gauche trop vite »

S'abonner au magazine

S'abonner au magazine