Après lui, le temps réverbéré

Après lui, le temps réverbéré

Perec, Claude Simon, Quignard, Ernaux... Comment écrire et se remémorer après La Recherche ? En s'en démarquant et en le regrettant.

En 1974, pour Le Magazine Littéraire, Georges Perec proposait ces « variations minimales » sur un thème de Marcel Proust (1) : « Longtemps, je me suis bouché de bonne heure. Longtemps, je me suis douché de bonne heure. Longtemps, je me suis mouché de bonne heure. » Et, pour finir : « Longtemps, je me suis touché de bonne heure » ! Présentées comme un « résumé de quelques-uns de nos travaux pratiques favoris », ces variations oulipiennes emblématisent le rapport que la littérature contemporaine entretient avec l'Œuvre (majuscule) proustienne, les manières dont elle la sacralise tout en essayant de la déplacer, dès lors qu'elle s'inscrit inévitablement et consciemment dans son sillage. Car, si Proust est bien devenu un classique, il excède ce simple rôle et il demeure l'une des références majeures. Il est certainement l'auteur à qui il faut se mesurer, lui qui a su nouer d'une manière indépassable les questions du temps, de la mémoire et de l'écriture.

Perec en est peu ...

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