Après le rouge, le noir

Après le rouge, le noir

Dans les années 1980-1990, de nombreux auteurs de polars développent une contre-histoire du temps présent, à l'aune des soulèvements ou des révolutions passés.

Une partie du polar contemporain - souvent celle que l'on classe dans le roman noir - est en France, aux États-Unis et en Amérique du Sud issue des mouvements sociaux de la fin des années 1960. À la différence du roman policier classique du XIXe siècle, miroir de la rationalité triomphante à l'ère de l'essor bourgeois, dans lequel le meurtre n'est qu'une énigme résolue par le détective déployant sa méthode déductive, le crime apparaît toujours comme un problème social dans le roman noir contemporain. Mêlant l'héritage du hard boiled américain de l'entre-deux-guerres, la culture militante et le nouveau journalisme des années 1970, le roman noir se démarque du roman policier classique en ne se bornant pas à des jeux de déduction logique, en élevant son style littéraire et en se consacrant à la mise à jour du passé. Ses auteurs racontent souvent l'histoire de leur génération replacée dans un contexte historique. Ces romanciers - tels Jean-Patrick Manchette (1), Dominique Manot ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon