Après l'amour

Après l'amour

Judith Brouste

« Comment cela a-t-il commencé ? » Le leitmotiv de Ruines de Vienne préside au récit rétrospectif d’une existence entre deux villes, dont les mythologies se font écho. Amputée d’un sein, la narratrice, qui « meurt et renaît dans un mouvement infini », se promet de ne plus revoir Christian Bartley, amant d’une vie, compagnon de plume, celui dont la « bouche distille le venin du rien comme si c’était du miel ». Se déroule alors, de l’« enfance » viennoise à l’« éternité », en passant par la « jeunesse » parisienne, le souvenir de vingt-cinq années d’une passion mortifère. La chair et le logos mêlés sous l’ombre portée des étreintes dessinées de Klimt ou de Schiele. Judith Brouste signe là son septième roman et poursuit ses variations de l’« après » Après Shanghai, éd. Gallimard, 2006, où le « je » s’oublie pour mieux dire les décombres d’un amour qui ne se paie plus de mots.

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.