Apostropher les strophes

Apostropher les strophes

Éclairer la poésie sans en flétrir le mystère, guider le lecteur sans s'immiscer entre lui et l'expérience du texte : plusieurs éditions de poche récentes illustrent exemplairement cet art délicat du passeur.

Comment parler de la poésie ? Serait-elle une grande malade, au chevet de laquelle il vaut mieux ne pas trop faire de bruit ? Il n'est pas rare d'entendre dire que l'essentiel serait de la lire. Que tout se passe dans l'intimité de la lecture (ce qui n'est pas faux, mais n'en est-il pas ainsi de tous les livres ?), et qu'il vaut donc mieux ne pas en parler : c'est là que nous ne sommes pas d'accord. Parce que la poésie est lue - car elle est lue - cela vaut la peine d'en parler. Un fait demeure : non seulement la poésie ne disparaît pas du champ éditorial, mais des collections de poche la proposent au grand public, avec des tirages qui n'ont certes rien à voir avec ceux des best-sellers, mais qui tiennent honorablement leur rang. Et parce que les poètes qui parviennent au stade de la reprise en poche sont tous ou presque des classiques, ou des auteurs à l'oeuvre déjà considérable, la plupart de ces éditions sont justement accompagnées de préfaces destinées à éclairer, à guider le le ...

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Entretien

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