ANTI-LIBAN

ANTI-LIBAN

Tenu par une loi cruelle qu'il s'est lui-même imposée - se suicider à la fin de son récit - le narrateur revisite Les Mille et Une Nuits, incarnant à la fois le Sultan et Schéhérazade. Un conte, parfois un manifeste, qui navigue entre beauté et affliction, amour et répulsion. Revenu à Beyrouth après l'avoir connue pendant la guerre, le narrateur recherche une jeune femme dont il sait seulement que le prénom finit en a. Comme la ville, il porte encore les stigmates des combats. Une quête dans « l'anti-monde, l'anti-Liban où l'on nous paye pour ne pas agir ». Une quête pour en finir avec ses cauchemars et peut-être avec son anti-soi. « On ne parle pas de la guerre quand on l'a faite, on n'écrit pas le non-dit. On le chante, on le hurle. » C'est un chant de douleur intime que fait entendre Jean-Louis Magnan. Fiction, récit, essai ? Qu'importe, puisque ici ce chant d'un partisan se fait poésie, art qui sait dans l'écriture toucher la vérité.

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

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