Anthony Burgess

Anthony Burgess

La violence ne constituait pas l'essentiel de L'Orange mécanique. L'important, pour moi, le véritable sujet était le débat philosophique fondamental sur le libre arbitre. J'ai voulu montrer un personnage, Alex, totalement libre et que sa liberté poussait vers le mal, dont les actes de violence ne constituent qu'une expression. D'autre part, j'avais inventé à partir de l'anglais et du russe un dialecte qui faisait écran entre le lecteur et cette violence. Certes, on retrouve ce dialecte dans le film de Stanley Kubrick, mais la différence, vous vous en doutez, réside dans l'image : la violence se voit. Je me retrouve donc, bien malgré moi, associé à la violence très grande du film : c'est de cela surtout dont les gens se souviennent et mon roman ne leur sert plus que d'aide-mémoire. Dans le livre, j'avais introduit le concept d'ultraviolence, qu'il ne faut pas comprendre comme une violence physique exceptionnelle, mais comme un état mental gouverné par l'idée de vio ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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