ANNIE ERNAUX

ANNIE ERNAUX

évidemment Annie Ernaux. Ce n'est pas seulement Passion simple, ce sont Les Armoires vides, La Honte, Une femme, Les Années, et bien sûr La Place. « Quand j'étais enfant et adolescente, je nous sentais - ma famille, le quartier, moi - hors littérature, indignes d'être analysés et décrits, à peu près de la même façon que nous n'étions pas très sortables. » Annie Ernaux, l'autosociobiographie, la transfuge de classe, mais aussi l'épure de la langue, l'âpreté sans effet de manche, la recherche lucide de vérité, sans oublier la longue silhouette discrète, le mythe, l'ombre aux cheveux longs, la nostalgie moderne.

Et, comme il s'agit de décerner un prix Nobel, il faut de l'universalité. Il y en a tellement dans son oeuvre, dans sa traque obsessionnelle et calme de l'intime. J'aime les histoires, j'aime la fiction, en lire et en écrire, pourtant c'est dans les espaces laissés par l'intime qu'il me semble qu'on peut tr ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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