ANARCHISTE MALGRÉ LUI ?

ANARCHISTE MALGRÉ LUI ?

La Boétie ne mena pas une vie d'anarchiste. Il fut un serviteur de l'État, membre du parlement de Bordeaux. Loin du « ni Dieu ni maître » d'Auguste Blanqui dont les anarchistes feront leur devise. Dès lors, pourquoi le Discours de la servitude volontaire se retrouve enrôlé dans toutes les bibliographies anarchistes ? À cause de son mode d'emploi pour détruire le pouvoir par le retrait du consentement, superbe cadeau pour la pensée anarchiste. Aussi, plusieurs penseurs étiquetés précurseurs de l'anarchisme s'y réfèrent. L'Allemand Max Stirner, dont L'Unique et sa propriété (1845) semble puiser dans le Discours. Son compatriote Gustav Landauer, qui traduisit La Boétie. Bakounine, qui, dans Dieu et l'État, développe dans un style fleuri l'idée du consentement : « Aucune minorité n'eût été assez puissante pour imposer, seulement par la force, ces horribles sacrifices aux masses humaines, si, dans ces masses elles-mêmes, il n'y avait eu une sorte de mo ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes