Amusez-vous bien ! Du bon divertissement

Amusez-vous bien ! Du bon divertissement

Depuis Pascal, le divertissement est jugé inauthentique et puéril, condamné à l'inessentiel. Le philosophe Byung-Chul Han soutient au contraire que, en gagnant peu à peu toutes les sphères d'activité qui s'opposaient jadis à lui, le divertissement en est au point où il exige de repenser la profondeur et le sérieux eux-mêmes. En commençant par une remarquable analyse de la réception de la Passion selon saint Matthieu de Bach, l'auteur montre comment le divertissement, au lieu de vider les choses de leur sens, nous a enseigné l'amour de la surface, que l'on trouve aussi chez Rossini, Wagner, dans les estampes japonaises du « monde flottant » et même chez Kafka. « Le divertissement est alors bien plus que l'activité grâce à laquelle on tue le temps. On pourrait imaginer un cognitainment [...] opposé au "savoir comme passion", c'est-à-dire au savoir transfiguré, voire théologisé ou téléologisé, pour devenir une fin en soi. »

 

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