Amos Oz, Une histoire d'amour et de ténèbres

Amos Oz, Une histoire d'amour et de ténèbres

Il s'agit de raconter une histoire, la sienne, l'histoire des siens. Lui est né à la veille de la guerre à Jérusalem, c'est un sabra (natif d'Israël), mais ses parents venaient de Vilno, ou Vilna ou Vilnius, c'est selon les occupations, en tout cas en Lituanie, ils venaient aussi d'Ukraine. Leur vie, leur drame, leurs exils, leurs joies, leurs rires, leurs peines, il raconte. Il les entend dans toutes les langues puisqu'à la maison on en parle et on en écrit une dizaine, mais il raconte ce petit monde tchekhovien dans une seule langue, la sienne, l'hébreu moderne. Ça n'est pas de l'Isaac Bashevis Singer ni de l'Albert Cohen. On n'est pas à Cracovie, ni à Brooklyn, ni à Corfou. On est dans un morceau de Palestine devenu Israël, dans la tête d'un petit garçon qui a toujours joué à inventer des histoires et qui n'aura eu qu'à se baisser pour ramasser celle-ci, mais en y mettant beaucoup de métier, un peu de grâce, et surtout une touche de génie afin de transformer le plomb en ...

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon