Ah, les braves gens !

Ah, les braves gens !

L'Ardennais Franz Bartelt continue son bonhomme de chemin avec une discrétion qui ne l'empêche pas d'avoir un public fidèle, amoureux de son humour noir et de son côté hors modes. Son nouveau polar se déroule dans une bourgade perdue, Puffigny. Un écrivain y débarque pour une enquête familiale. Sur place, il embauche un improbable détective privé. Simultanément, une femme disparaît. Les pandores soupçonnent un retraité des Ponts et Chaussées... Les intrigues s'enchevêtrent, zigzagantes. L'essentiel est ailleurs : l'ambiance, les dialogues, les portraits. Les personnages portent des noms farfelus, Julius Dump, Helnoute Ballo, Roguerse Bellèque, et ont à la bouche des expressions savoureuses : on se lotionne l'arrière-gorge, on alanguit des poupines. La femme du cafetier se prostitue à domicile. « M. Lambortin, explique-t-elle, a opté pour deux totales mensuelles. Et divers soins de surface les vendredis. » On est dans la veine cocasse de Marcel Aymé, de Jacques Perret, avec une touch ...

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À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé