Affaire d'ETA

Affaire d'ETA

Auditeur à l'Ofpra au début des années 1980, le narrateur est chargé de décider du devenir des réfugiés basques espagnols, réputés ne plus courir aucun danger dans l'Espagne démocratique. Dans ce récit, l'inclassable François Sureau, naguère affecté à la commission des recours des réfugiés au Conseil d'État, croque un portrait d'etarra exemplaire. Javier Ibarrategui n'existe que dans Le Chemin des morts. S'il abat Melitón Manzanas, coupable de multiples tortures policières - et décoré par Aznar comme victime du terrorisme -, il condamne aussi l'assassinat spectaculaire de l'amiral Carrero Blanco, numéro deux du régime, quand l'opposition sabrait le champagne. Protéger Ibarrategui, c'est affirmer officiellement que l'Espagne n'est pas une démocratie. Le renvoyer, c'est peut-être le condamner à mort. Le récit de François Sureau n'en est pas tout à fait un : aujourd'hui encore, on ignore qui a tué Manzanas et les détails de la participation française aux commandos d ...

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