Affaire d'ETA

Affaire d'ETA

Auditeur à l'Ofpra au début des années 1980, le narrateur est chargé de décider du devenir des réfugiés basques espagnols, réputés ne plus courir aucun danger dans l'Espagne démocratique. Dans ce récit, l'inclassable François Sureau, naguère affecté à la commission des recours des réfugiés au Conseil d'État, croque un portrait d'etarra exemplaire. Javier Ibarrategui n'existe que dans Le Chemin des morts. S'il abat Melitón Manzanas, coupable de multiples tortures policières - et décoré par Aznar comme victime du terrorisme -, il condamne aussi l'assassinat spectaculaire de l'amiral Carrero Blanco, numéro deux du régime, quand l'opposition sabrait le champagne. Protéger Ibarrategui, c'est affirmer officiellement que l'Espagne n'est pas une démocratie. Le renvoyer, c'est peut-être le condamner à mort. Le récit de François Sureau n'en est pas tout à fait un : aujourd'hui encore, on ignore qui a tué Manzanas et les détails de la participation française aux commandos d ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon