Adultère de contraste

Adultère de contraste

Une correspondance pleine d'extase et de non-dits où un couple grec illégitime échange poèmes, photos coquineset recette de risotto à la seiche.

« Je me rappelle maintenant comment cette nuit-là a commencé » : premier mail envoyé par l'éprise, en juillet 2013. Trois ans et quelques mois après : « Je ferme les yeux. Je t'attends. » Entre les deux : 750 pages de correspondance effrangée, un torrent d'extases et de non-dits, une traversée de l'insaisissable. Car ces deux-là sont amants, mariés ailleurs. À l'époque, Ersi Sotiropoulos travaille à Ce qui reste de la nuit, consacré au poète grec Constantin Cavafy. Il est vigneron, elle habite sur une île. Elle écrit, voyage beaucoup pour sa carrière. Ils se voient, parfois - jamais assez. Ils parlent horaires, vin et littérature, risotto de seiches et E. E. Cummings, ils s'engueulent, s'émoustillent, se taquinent, échangent des poèmes de Plutarque et des photos coquines, angoissent - Tu es où ? Je peux te parler ? Viens près de moi. Tu m'as oubliée ?

Chronique d'un adultère éclairé (« Je ne te demande pas de mettre en danger mariage et épousailles »/« Tout ce que je ...

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Ceux qui restent, Benoît Coquard, La Découverte, 280 p., 19 €.

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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