60 millions de chroniqueurs

60 millions de chroniqueurs

De plus en plus de critiques littéraires amateurs s'expriment sur le Net : contestant le monopole de la critique « de métier », ils peuvent aider des auteurs peu relayés à émerger. Portrait de groupe.

«En quoi un journaliste professionnel serait-il plus qualifié que moi pour parler de ses lectures?» Bonne question, que n'est pas seule à se poser Isabelle Roussel, dévoreuse de livres depuis quarante ans. De plus en plus de « vraies gens » prennent leur clavier pour dire leurs envies, raconter leurs coups de coeur, partager leurs émotions. Les blogs d'amateurs sont légion, au point de tailler des croupières à la critique traditionnelle, du moins à son côté prescripteur. « J'en ai marre que les livres que j'aime ne soient jamais traités dans la presse, poursuit Isabelle Roussel. Alors je vais voir sur les blogs, où je reconnais le goût de gens qui aiment les mêmes choses que moi et écrivent sans arrière-pensées. »

C'est justement pour avoir vu la critique officielle à l'oeuvre qu'Anne-Sophie Demonchy, enseignante et fondatrice de Lalettrine.com, a refusé de jouer ce jeu-là. « J'ai fait un stage au

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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DÉCEMBRE :

► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

NOVEMBRE :

 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon