Ô muse frivole

Ô muse frivole

En octobre 1900, à bord du paquebot Ernest Simons, Paul Claudel rejoint son poste de consul en Chine. Sur le pont des premières classes, il observe, fasciné, « une femme belle et séductrice, d'un port altier quand elle marche et d'une grâce alanguie quand elle s'étend sur un transatlantique, dotée d'un rire éclatant », écrit Jacques Julliard dans sa préface aux Lettres à Ysé. Des lettres inédites, éclairant tant la vie que l'oeuvre du poète et dramaturge catholique. Il a alors 32 ans. Il a déjà pu voir incarnées sur les plateaux ses premières pièces, mais n'a jamais encore commis le péché de chair. Comment cet homme voué au salut de son âme a-t-il pu s'éprendre de Rosalie Vetch, une femme mariée, déjà mère de quatre enfants, aussi frivole que narcissique, avide de robes et de bijoux ? Au fil des lettres, on comprend comment « Rosie », qui lui donnera une fille, irrigue son oeuvre future et devint l'éternel féminin de son théâtre, le modèle de la sublime Ysé de ...

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Entretien

Aurélie Charon © S.Remael/Ed. L’Iconoclaste

Aurélie Charon
Autrice de C'était pas mieux avant, ce sera mieux après (L'Iconoclaste)

Nos livres

NUAGE ORBITAL, Taiyô Fujii, traduit du japonais par Dominique et Frank Sylvain, éd. Atelier Akatombo

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