Évian, Dieppe ou Trouville ?

Évian, Dieppe ou Trouville ?

Longue lettre de 1904 relative à un projet de villégiature avec sa mère. Proust, malade, compare différents lieux sous le rapport du calme, de la proximité et des mondanités, s'inquiétant aussi de savoir s'il pourra assister aux mariages de ses amis, le duc de Guiche et le marquis d'Albufera.

Plus j'y pense, plus cela s'obscurcit. Le plus pressé serait de faire demander par le téléphone à Radziwill quand est à peu près comme date le mariage de Guiche. L'obstacle d'Évian est l'incertitude si je veux revenir pour le contrat ou même seulement le mariage d'Albu, agitation, etc. Et si j'y renonce à revenir hôtels incertains et surtout respiration incertaine à Bâle, lacs Italiens etc. L'obstacle de Dieppe et même Trouville est la tristesse le soir comme à Creusnach le retour à un état nerveux disparu. Ce sera peut-être moins à Trouville à cause des distractions possibles mais cependant je ne le crois guères. Pense, médite, ne ménage pas les petits mots à me laisser. Il faudrait que le téléphonage à Radziwill fût fait de très bonne heure avant qu'il soit sorti. L'avantage de Trouville ou Dieppe serait passer huit jours, revenir, repasser un mois, revenir, etc. Si je ne me trompe pas avec les indicateurs il reste l'hiver des trains excellents pour Trouville mettant quatre heures ...

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Nos livres

À lire : Révolution aux confins, Annette Hug, traduit de l'allemand Suisse par Camille Luscher, éd. Zoé