Éric Chevillard en attendant l'hippo

Éric Chevillard en attendant l'hippo

Après Du hérisson et Le vaillant petit tailleur, Éric Chevillard part à la recherche d'une contrée littéraire perdue - l'Afrique. Oreille rouge retrace son périple, comme toujours aussi drôle que poétique.

Écrire, c'est tourner autour du pot. Aller droit au but est un privilège réservé aux artistes du ballon. Et encore : une-deux, feintes et petits ponts, que de style, que de complications !

Éric Chevillard ferait un mauvais joueur de foot. Sur le terrain, il imaginerait la souffrance du gazon sous le joug cruel des crampons. Il referait le match - avec humour, femmes et hérissons. Il couperait le sifflet à l'arbitre. Il ferait un bon écrivain.

Oreille rouge est son treizième livre. Porte-t-il malheur ? Oui, sauf à le lire de gauche à droite. Car Éric Chevillard est un auteur superstitieux de superstare : il se « tient dessus ». Il sait n'être pas le premier. Ses livres s'appuient sur d'autres livres, ses histoires sur d'autres histoires. Lorsqu'il écrit - un roman d'aventures Les Absences du capitaine Cook, une autobiographie Du hérisson, un conte Le Vaillant Petit Tailleur, un récit de voyage Oreille rouge - il a conscience que d'autres auteurs l'ont précédé. Comment é ...

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« Je reste roi de mes chagrins », Philippe Forest, éd. Gallimard