Énée en enfer, le retour

Énée en enfer, le retour

L'historien Paul Veyne propose une traduction échevelée de L'Énéide de Virgile, qu'il dévora enfant comme d'autres Dumas ou les comics.

A 82 ans, Paul Veyne n'a rien perdu de sa verve. Après nous avoir ouvert les portes de son Musée imaginaire consacré à la peinture italienne, il nous offre avec sa traduction de L'Énéide l'étrange portrait d'un historien en Prométhée. En choisissant Virgile, Paul Veyne dérobe le feu des classiques pour l'offrir à un lectorat de moins en moins féru de langues anciennes, et troque l'autorité du professeur honoraire au Collège de France pour celle de l'adolescent qu'il fut, lui qui dévora les aventures d'Énée comme d'autres les comics de Marvel. Avec ses héros égarés, ses amours sacrifiées, ses dieux outragés et ses mythiques Enfers, qu'est-ce que L'Énéide, sinon l'illustre précurseur de tous les romans de cape et d'épée, de tous les films d'action, de tous les mondes fantastiques qui en sont inspirés ?

L'Énéide, pourra-t-on s'indigner avec raison, est beaucoup plus que cela. Virgile voulait un récit épique qui puisse concurrencer

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