Énée en enfer, le retour

Énée en enfer, le retour

L'historien Paul Veyne propose une traduction échevelée de L'Énéide de Virgile, qu'il dévora enfant comme d'autres Dumas ou les comics.

A 82 ans, Paul Veyne n'a rien perdu de sa verve. Après nous avoir ouvert les portes de son Musée imaginaire consacré à la peinture italienne, il nous offre avec sa traduction de L'Énéide l'étrange portrait d'un historien en Prométhée. En choisissant Virgile, Paul Veyne dérobe le feu des classiques pour l'offrir à un lectorat de moins en moins féru de langues anciennes, et troque l'autorité du professeur honoraire au Collège de France pour celle de l'adolescent qu'il fut, lui qui dévora les aventures d'Énée comme d'autres les comics de Marvel. Avec ses héros égarés, ses amours sacrifiées, ses dieux outragés et ses mythiques Enfers, qu'est-ce que L'Énéide, sinon l'illustre précurseur de tous les romans de cape et d'épée, de tous les films d'action, de tous les mondes fantastiques qui en sont inspirés ?

L'Énéide, pourra-t-on s'indigner avec raison, est beaucoup plus que cela. Virgile voulait un récit épique qui puisse concurrencer

Pour lire l’intégralité de cet article
EN REGARDANT LA PUBLICITÉ D'UNE MARQUE

Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

Nos livres

À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

Supplément web

Chaque numéro du Nouveau Magazine littéraire est complété d'articles en accès libre à lire sur ce site internet. 

MAI :

► Roberto Bolaño, et de deux : en complément de l'ensemble « Il faut relire » consacré à l'écrivain

► Entretien avec Jacopo Rasmi : avec Yves Citton, il signe l'essai Générations collapsonautes