Éloge du doute

Éloge du doute

Un essai stimulant sur les impasses de la science toute-puissante et son échec à cerner l'énigme de l'esprit.

Tel Descartes et son cogito, ou selon l'adage socratique « Je sais que je ne sais rien », Siri Hustvedt envisage le doute « comme une nécessité », et pas seulement comme « une vertu de l'intelligence ». Si l'on ne s'étonne pas de l'aspect très savant de ce livre, l'auteur nous avait habitués à une exposition moins dense de ses idées dans ses précédents essais, comme dans La Femme qui tremble (2010) où les souvenirs personnels sont des points de départ aux théories avancées.

Très au fait des recherches en neurologie et en psychiatrie, l'écrivaine revient sur une dualité qui ponctue l'histoire des sciences : celle du corps et de l'esprit. À l'heure où l'on discerne du « cerveau » dans l'intestin, où se fantasme une chimère hybridant l'homme et la machine, il semble que les postulats rationalistes trouvent une vigueur renouvelée dans le dogme computationnaliste, qui conçoit le cerveau comme un ordinateur.

À partir de théories qui traversent les siècles ...

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