éloge de la révolte

éloge de la révolte

Depuis l'Antiquité grecque - Diogène, les Cyniques, mais aussi Antigone - la révolte n'a cessé de remuer l'humanité. Fructueuse, dérangeante, fondatrice, devoir essentiel de l'être comme le rappelle Julia Kristeva, elle généra au Moyen Age hérésies, jacqueries, insurrections d'étudiants et, après que la Révolution française en eut ravivé le désir, trouva son expression politique et littéraire dans la pensée libertaire. Trente ans après mai 68, on pouvait croire en péril un concept évacué et nié par les sociétés de progrès, qu'elles aient été libérales ou marxistes. La révolte resurgit pourtant, l'an passé, à travers le mouvement des chômeurs. « Enragés » de 68, chômeurs de 98, toujours le même combat. Protéiforme, la révolte peut être aussi bien politique qu'esthétique, morale, sexuelle ou littéraire. Une affaire de barricades ou une question de style. Aussi ce dossier veut-il proposer un rapide inventaire des différentes formes d'un élan dont il reste à retracer l'histoire. Quelque ...

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