Écrire au revers des faits divers

Écrire au revers des faits divers

Le polar infiltre toute la littérature avec le cheval de Troie du fait divers, aujourd'hui très sollicité par les écrivains : l'accointance entre ce genre de récit et la littérature est fort ancienne.

Si des digues artificielles sont encore entretenues par quelques esprits chagrins entre le polar et le reste de la littérature, elles se révèlent dérisoires devant une forte marée. Depuis quelque temps, un type particulier de récit, le fait divers, est devenu une matière romanesque très prisée (1), et en dehors du seul genre policier auquel elle semblait jusque-là réservée (2). En France, son attrait n'a cessé de grandir depuis L'Adversaire (2000), le livre qu'Emmanuel Carrère tira d'une affaire d'autant plus sidérante qu'elle avait pour protagoniste un mythomane nommé Romand. Cette année, deux des livres français les plus exposés et commentés relèvent de ce genre hybride : Morgan Sportès, dans Tout, tout de suite, évoque le « gang des barbares » (lire ci-contre), et Régis Jauffret (après avoir déjà tiré Sévère d'un autre fait divers) se mesure, dans Claustria, à Josef Fritzl, cet Autrichien qui, durant vingt-cinq ans, séquestra sa fill ...

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À lire : « Le froid, roman en trois actes avec entractes », Andreï Guelassimov, traduit du russe par Polina Petrouchina, éd. Actes Sud

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► Entretien avec David Djaïz, auteur de Slow Démocratie (Allary) : complément de la brève « La place de la nation »

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 Dominique Bourg contre le « fondamentalisme de marché » : complément de l'article « Réchauffement politique »

► Version longue de l'entretien avec Yann Algan : le co-auteur de l'essai Les Origines du populisme analyse la montée de la défiance envers les institutions dans notre dossier « Cas de confiance »

► Paradoxale promesse : critique du dernier essai de Vincent Peillon