Écrire au revers des faits divers

Écrire au revers des faits divers

Le polar infiltre toute la littérature avec le cheval de Troie du fait divers, aujourd'hui très sollicité par les écrivains : l'accointance entre ce genre de récit et la littérature est fort ancienne.

Si des digues artificielles sont encore entretenues par quelques esprits chagrins entre le polar et le reste de la littérature, elles se révèlent dérisoires devant une forte marée. Depuis quelque temps, un type particulier de récit, le fait divers, est devenu une matière romanesque très prisée (1), et en dehors du seul genre policier auquel elle semblait jusque-là réservée (2). En France, son attrait n'a cessé de grandir depuis L'Adversaire (2000), le livre qu'Emmanuel Carrère tira d'une affaire d'autant plus sidérante qu'elle avait pour protagoniste un mythomane nommé Romand. Cette année, deux des livres français les plus exposés et commentés relèvent de ce genre hybride : Morgan Sportès, dans Tout, tout de suite, évoque le « gang des barbares » (lire ci-contre), et Régis Jauffret (après avoir déjà tiré Sévère d'un autre fait divers) se mesure, dans Claustria, à Josef Fritzl, cet Autrichien qui, durant vingt-cinq ans, séquestra sa fill ...

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Entretien

Photo : Frantz Olivié © DR

Frantz Olivié :
« La financiarisation du livre est en train de produire une culture d'aéroport inepte »

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À lire : Poésie, etc., Guy Debord, éd. L'Échappée, « La Librairie de Guy Debord », 528 p., 24 E.

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