À quoi on joue ?

À quoi on joue ?

Par l'auteur italien, une apologie de l'univers des jeux numériques qui pèche par un optimisme pas toujours justifié.

Bienvenue dans le monde 2.0, celui de la Toile, des smartphones, de la dématérialisation et des Gafam : le « Game », selon Alessandro Baricco, n'est rien de moins que « l'élévation du jeu au rang de schéma fondateur d'une civilisation entière » qui, en dépit de certains dysfonctionnements, « constitue notre assurance contre le cauchemar du XXe siècle ». La démonstration, objections et doutes inclus, est vivifiante. Elle irrite aussi par ses oublis et ses présupposés (rien n'échappe au web, l'ego est la clé de tout, etc.). L'auteur parle liberté, insurrection, mouvement perpétuel ; on pourrait répondre uniformisation, addiction et chaos. Il ne semble pas dupe. Il a surtout choisi d'y croire. « Le Game a besoin d'humanisme », conclut-il. Quant à savoir si nous avons besoin d'un système qui s'impose à nos volontés comme le seul viable... Baudoin de Bodinat, dans La Vie sur Terre (1996-1999), stigmatisait « notre soumission à l'écrasante objectivité du surmoi économique ». Un s ...

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À lire :Divers, Pierre Guyotat, éd. Les Belles lettres, 496 p., 27 E.